Docteur Catherine BERNARD

Médecin anesthésiste réanimateur en neurochirurgie au CHU Kremlin-Bicêtre, Paris

 

HYPNOSE EN NEUROCHIRURGIE ÉVEILLÉE

 

Catherine Bernard raconte sa pratique de l’hypnose en neurochirurgie éveillée ; situations complexes, longues, contraignantes et stressantes. Catherine Bernard décrit une étonnante et bénéfique alliance thérapeutique s’appuyant sur le développement des ressources du patient, de même que l’intérêt grandissant d’un monde hyper technique, la neurochirurgie, pour la subjectivité de la personne malade.

 

Pour éviter une anesthésie générale lors de l’ouverte de la boite crânienne d’une personne à qui il faut extraire une tumeur du cerveau, Catherine Bernard propose un accompagnement en hypnose Ericksonienne évoquant un souvenir sécurisant. N’ayant pas subi une anesthésie générale lors de ce premier acte chirurgical, l’ouverture de la boite crânienne, le patient reste bien éveillé pour guider la main du chirurgien ; notamment afin de mieux préserver les parties du cerveau nécessaires au langage.

Catherine Bernard évoque ensuite, pour sa pratique quotidienne, les apports bénéfiques d’une démarche méditative (Alexandra David-Neel, Les enseignements secrets des bouddhistes tibétains), de techniques psycho-corporelles et d’une approche neuro-cognitive cherchant à décrire l’expérience subjective d’autrui. Tenter de « se mettre à la place de l’autre » pour mieux l’accompagner un patient lors de l’ouverture de son crâne. Autrement dit, comment objectiver l’expérience subjective d’autrui ? Un défi qui mérite d’être tenté pour mieux adapter la technique à la personne soignée.

Catherine Bernard montre l’intérêt majeur pour une spécialité médicale hyper technique, la neurochirurgie, de s’allier à la personne malade par une approche relationnelle de qualité. Une alliance qui permet des soins techniques de meilleure qualité et plus performants ; une voie qui influencera probablement la médecine contemporaine.