HYPNOSE : UN ACCOMPAGNEMENT PARADOXAL ?

 

Gérard Ostermann, professeur de thérapeutique, interniste et psychothérapeute abordera la pratique de l’hypnose et notamment un paradoxe souvent proposé lors d’accompagnements de patients : « tenir bon » dans la vie et « lâcher-prise » en hypnose. Réflexions et partages au cœur de la pratique en hypnose Ericksonienne. 

 

 

Gérard Ostermann, décrivant sommairement son parcours professionnel, fait part de ses étonnements face à des patients à qui il venaient d’annoncer une excellente nouvelle, par exemple un problème cardiaque résolu, et qui se trouvaient alors très déçus. Comme si ces patients venaient de perdre leur identité de malade.

Gérard Ostermann se tourne alors vers les groupes Balint et la psychanalyse pour comprendre les phénomènes qui sous-tendent la relation soignante. Chemin faisant il se tourne aussi vers l’hypnose formelle, puis conversationnelle et les thérapies narratives.

Gérard Ostermann décrit trois aspects de la relation soignante qui s’interpénètrent au cours d’une véritable rencontre :

  • La relation, moi et l’autre

  • L’intention et les valeurs, moi et moi

  • L’action, moi et le monde

La rencontre devient thérapeutique lorsque : « pour me soigner, je ne peux devenir moi et m’abandonner à l’autre que si je suis en relation ».

L’expression, « quand on veut ! on peut ! », est-elle juste vis-à-vis de la souffrance psychique ?

Malheureusement non car la réalité semble plutôt montrer : plus on veut ! moins on peut ! Il est donc probablement moins question de volonté que de désir.

C’est dire l’intérêt de la pratique de l’hypnose et des thérapies narratives pour se tourner vers les vœux et les ressources du patient ; pour laisser émerger des possibles…