Dr François RAINERI, médecin généraliste et universitaire

 

HYPNOSE ET MÉDECINE GÉNÉRALE

 
Retour sur le parcours de François RAINERI, médecin généraliste utilisant l’hypnose et ayant poursuivi une longue carrière universitaire. Quid de la relation à autrui dans l’acte de soin et de l’apport d’une formation des médecins à l’hypnose ?
 
Avec beaucoup de finesse et d’humour, décrivant son parcours, François Raineri montre l’intérêt d’utiliser l’hypnose pour les médecins généralistes eux-mêmes et pour leurs patients.   
 
Très tôt, François Raineri réalise que la formation initiale en médecine générale propose de prendre en charge un patient malade plutôt qu’un patient souffrant. Devant une telle carence il se tourne vers des formations complémentaires, notamment les Thérapies brèves, la PNL, l’écoute active… afin de proposer à ses patients une réponse qui ne soit pas seulement médicamenteuse. Dans les années 1980, à la suite d’une conférence tenue par Betty Alice Erickson, François Raineri se forme à l’hypnose auprès de Jean Godin.
D’origine Franco-Canadienne, quasi bilingue à cette époque, il est très souvent sollicité pour faire la traduction lors de séminaires accueillant en France des professionnels américains renommés ; précisant avec humour qu’il a ainsi bénéficié de transes bilingues avec les plus célèbres élèves de Milton H. Erickson… 
 
Introduisant sans tarder cette pratique à son exercice quotidien de médecin généraliste il constate des résultats favorables étonnants. Il propose des publications sur l’intérêt de l’hypnose en médecine générale mais, malgré des protocoles de recherche dans les règles de l’art, il ne parvient pas à publier. Seule la SFMG, Société Française de Médecine Générale, accueille ses initiatives. Ce faisant il participe à de nombreuses recherches en médecine générale, à la création d’un Diplôme Universitaire, devient enseignant universitaire jusqu’à être nommé professeur associé. 
 
Au cœur de l’humanité, attentif à la relation à autrui lors des soins, préférant l’anamnèse à l’interrogatoire, soutenant que l’instant de la rencontre est la seule réalité de l’existence, François Raineri rappelle que « le rapport à l’autre et la communication à l’autre sont aussi le reflet de notre monde intérieur ».